TRAVAIL ET HONNEUR

Laurent BASTARD et Jean-Michel MATHONIÈRE

TRAVAIL ET HONNEUR
Les Compagnons Passants tailleurs de pierre en Avignon aux XVIIIe et XIXe siècles

Collection « Les carnets de Dédale », volume 1.

Format 21 x 21 cm, broché cousu, 396 pp., nombreuses illustrations N & B et couleurs.

Ouvrage épuisé.

Héritiers d’une longue tradition qui plonge ses racines jusque dans les légendes concernant la construction du temple de Salomon et, en tous les cas, jusqu’aux « bâtisseurs de cathédrales », les Compagnons Passants tailleurs de pierre (C.P.T.D.P.) constituent l’un des compagnonnages du Devoir des plus attachants et intéressants mais, jusqu’à la publication du présent ouvrage, des plus méconnus.

Sous l’Ancien Régime, les Compagnons tailleurs de pierre forment une véritable élite des métiers, côtoyant la noblesse et le clergé, fournissant non seulement la main-d’œuvre mais également les architectes et les ingénieurs des grands chantiers de construction. L’évolution des mentalités et la prolétarisation des ouvriers au XIXe siècle perturberont cette société exigeant de ses membres tout autant un sens exacerbé de l’honneur que l’amour du travail, de la « belle ouvrage ». La devise des Compagnons avignonnais, « Labor et Honor », résume parfaitement cette exigence, cette voie chevaleresque du métier qui est celle des compagnonnages dans leur ensemble, qu’ils soient d’hier ou d’aujourd’hui.

Chaleureusement salué par la critique lors de sa parution, notamment par les actuels Compagnons tailleurs de pierre du Devoir, Travail et Honneur inaugure un total renouvellement de l’étude historique des compagnonnages, fondé sur un appareil documentaire exceptionnel : la découverte de deux importants fonds d’archives publiques, dont l’analyse objective permet non seulement de mieux connaître cette société, tant en Avignon que dans la France entière, mais aussi de remettre en question un grand nombre d’idées reçues concernant le Compagnonnage dans son ensemble. En quelques années, c’est devenu un incontournable ouvrage de référence.

COMPTES RENDUS :

TRAVAIL ET HONNEUR

Nous craignons peu d’être contredit si nous affirmons qu’un lecteur attentif, déjà engagé dans le champ des « études traditionnelles », se sentira vite concerné par ce gros et beau volume, même s’il n’est pas un spécialiste de l’histoire des compagnonnages de métiers. Il comprendra qu’il s’agit d’une étude d’un genre nouveau, à la fois par la richesse du matériau documentaire qu’il apporte (totalement inédit) et par sa méthode d’approche originale. Il découvrira aussi que les enjeux d’un tel travail débordent largement le terrain simplement compagnonnique […]

Des découvertes faites, de celles que l’on est en droit d’espérer et de l’ouvrage publié, on peut sans exagération considérer que l’histoire des initiations de métiers s’est engagée sur une « terra incognita » et a pu franchir une étape décisive. Un verrou a sauté […]

Francis Laget
in Connaissance des Religions n° 47-48

Si l’étude de ce fonds d’archives […] n’est pas propre à fournir de nouvelles lumières sur la grande question de l’origine des compagnonnages, les auteurs ne s’interdisent pas d’ouvrir ce chapitre et de « succomber à la tentation délicieuse de l’échafaudage d’hypothèses » (ce sont leurs propres mots, et l’on voit par cette boutade le recul qu’ils ont su prendre par rapport à leur sujet). Et en effet, tout en démontrant la relative fragilité de tout ce qui a pu être écrit sur ce point, ils explorent un vaste éventail de possibilités, en apportant les éléments qui plaident en faveur ou contre chacune d’elles, la réalité se situant probablement dans une combinaison complexe qu’il ne sera sans doute jamais possible de déterminer précisément. […] Cette étude ainsi menée de façon satisfaisante vient donc enrichir de manière significative la connaissance des Compagnons des siècles passés […] 

Daniel Patoux
in Compagnons et Maîtres d’Œuvre n° 261
(Journal de la Fédération Compagnonnique des Métiers du Bâtiment)