Les chefs-d’œuvre compagnonniques : typologie et histoire

J’interviendrai vendredi 15 janvier à 10:00 dans un colloque sur les virtuosités organisé par l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), colloque que vous pourrez intégralement suivre en ligne sur Youtube, par journées, à partir du jeudi 14. 

Ma communication portera sur « Les chefs-d’œuvre compagnonniques : typologie et histoire ». L’objectif est de cerner les variétés et les nuances qui existent sous l’étiquette quelquefois un peu erronée de « chef-d’œuvre de compagnon » et de saisir les grandes étapes de leur évolution.

Vous pouvez visionner cette partie du colloque en suivant ce lien : https://youtu.be/6JHj55QaI48

Mon intervention est la première de la journée.

L’Ascension d’Hiram : aperçus sur l’influence maçonnique dans les compagnonnages français de tailleurs de pierre

J’ai commis dans le dernier numéro de la revue Villard de Honnecourt (publiée par la célèbre loge nationale de recherche éponyme de la GLNF), tout entier consacré au thème Des maçons aux Francs-Maçons, un petit article que j’ai intitulé « L’Ascension d’Hiram : aperçus sur l’influence maçonnique dans les compagnonnages français de tailleurs de pierre ». Le terme d’aperçusrésume assez bien l’objectif et la portée de l’article : simplement montrer, une nouvelle fois, à partir de quelques exemples concrets les interférences, passives comme actives, qui ont eu lieu entre les compagnonnages et la franc-maçonnerie dès le XVIIIe siècle.

Car s’il faut combattre d’un côté l’obsession de nombreux francs-maçons à s’imaginer cousins germains des compagnons, il faut également combattre l’anti-maçonnisme de plus en plus discret mais omniprésent de nombreux compagnons, visant à minimiser cette influence sur leur identité à défaut de pouvoir ouvertement hurler avec la meute. Un signe inquiétant de cette crise identitaire du compagnonnage contemporain est de constater que parmi ces compagnons insidieusement anti-maçons, il y a… des francs-maçons !

D’autres articles de ce numéro retiendront l’intérêt. Rappelons que selon la formule consacrée, « la qualité de membre de l’Ordre n’est pas exigée des collaborateurs de cette revue »… 🤥 😉🤡 Pour ma part, je retiendrai tout particulièrement l’intérêt et l’objectivité scientifique de l’article de Michel Reboul sur « La vénérable confrérie de Saint-Marc de Beaucaire », dont j’avais évoqué les blasons du métier figurant dans son registre et leurs rapports avec les blasons compagnonniques dans mon livre Le Serpent compatissant.

Vous pouvez vous procurer ce numéro chez votre librairie ou bien directement auprès de l’éditeur Scribe.