Une conférence au profit des jeunes de la Cayenne de l’Union Compagnonnique de Paris

Le 19 septembre 2019, à l’invitation de la Cayenne de Paris de l’Union Compagnonnique, j’avais donné dans les salons de l’hôtel Westin à Paris une conférence sur Les légendes compagnonniques et l’histoire. Celle-ci avait été filmée par Laurent Seroussi et la vidéo, d’une durée d’environ 1 heure, avait été mise sur une clé USB contenant également des photographies et des chants compagnonniques, sous un coffret en bois, pour être vendue au profit des jeunes de la Cayenne de Paris.

Il reste quelques exemplaires de cette clé USB et il vous est désormais possible de vous la procurer pour le prix de 25 euros (paiement par chèque), frais de port compris, directement auprès des jeunes de la Cayenne de Paris. Informations complémentaires et réservations en envoyant un mail à jeunescayenneparis@gmail.com

Vous pouvez voir ici un extrait gratuit de cette conférence :

COMPAGNONNAGE : Encore un faux en vente aux enchères !

Une vente aux enchères qui aura lieu le 5 juillet à Bordeaux comporte un lot compagnonnique dont l’authenticité est plus que douteuse et que j’ai signalé au commissaire-priseur — qui m’a répondu poliment… et ne fera évidemment rien pour écarter ce faux de la vente.

Cette aquarelle-souvenir du Tour de France est signée d’un certain Paul Ribière et datée de 1867. Outre le style même du dessin, marqué par la bande-dessinée et assez révélateur en lui-même d’un travail des années 1960-1970, les éléments pseudo-compagnonniques ne sont pas du tout conformes aux usages des compagnons passants charpentiers de l’époque revendiquée. Le nom compagnonnique lui-même ne tient pas la route : [Le] « Bien Aimé »… mais d’où ? De quelle province ou de quelle ville ?

Cette œuvre appartient en fait à une série de faux réalisés et commercialisés à la fin des années 1960 et au début des années 1970, lorsque la télévision fit la publicité de la quête d’antiquités compagnonniques du compagnon boulanger René Édeline. Vous êtes prêts à payer assez cher des antiquités ? En voici ! Depuis une vingtaine d’années, on voit ces faux ressurgir dans des ventes publiques. Il y en a, de cette même série façon BD populaire, qui ont été achetés par un musée compagnonnique que par amitié je ne citerai pas (alors qu’il avait été alerté en temps voulu par Laurent Bastard et moi-même). Ils dorment heureusement dans ses réserves.

Entre l’ignorance de certains et l’indifférence de la majorité des compagnons, sans compter la jubilation de quelques opératifs à voir des francs-maçons spéculatifs se laisser piéger, la malhonnêteté a encore de beaux jours devant elle !