Tous les articles par Jean-Michel Mathonière

Conférence sur « Les compagnons tailleurs de pierre autour d’Avignon et du Comtat Venaissin, du siècle de Louis XIV au début du XIXe siècle » à Carpentras

Dans le cadre des Journées nationales de l’architecture, je donnerai le samedi 23 octobre une conférence sur « Les compagnons tailleurs de pierre autour d’Avignon et du Comtat Venaissin, du siècle de Louis XIV au début du XIXe siècle », à la bibliothèque-musée Inguimbertine à l’Hôtel-Dieu de Carpentras (84). Plus d’informations.

Cette conférence s’appuiera sur un riche diaporama. Basée sur les travaux menés depuis 25 ans autour des archives des compagnons passants tailleurs de pierre d’Avignon, elle intègrera mes recherches les plus récentes touchant à la stéréotomie et aux liens compagnonniques avec quelques-uns des architectes célèbres de la région, notamment Jean-Baptiste Franque (1683-1758), recherches que j’ai évoquées dans ma contribution à l’ouvrage collectif « Du Trianon au château de Sauvan » (éd. Cardère, Avignon, 2019).

Escaliers compagnonniques à la sauce entourloupe

À découvrir dans le n° 82 de Franc-maçonnerie magazine, en kiosque à partir de demain, mon article sur les « escaliers compagnonniques à la sauce entourloupe ». Vous avez aimé les péripéties de ces pseudo escaliers de compagnons vendus par des brocanteurs peu scrupuleux avec la complaisance d’experts et de commissaires-priseurs incompétents dans ce domaine ? Eh bien il n’est pas certains qu’eux apprécient cet article ! Mais ma conclusion risque aussi de fâcher quelques-uns de leurs clients… Un peu de lumière dans l’escalier n’est pas nuisible gravement à la santé des lecteurs 😎

Le dossier central de ce nouveau numéro est consacré au Frère Rudyard Kipling.
https://www.fm-mag.fr

Une conférence au profit des jeunes de la Cayenne de l’Union Compagnonnique de Paris

Le 19 septembre 2019, à l’invitation de la Cayenne de Paris de l’Union Compagnonnique, j’avais donné dans les salons de l’hôtel Westin à Paris une conférence sur Les légendes compagnonniques et l’histoire. Celle-ci avait été filmée par Laurent Seroussi et la vidéo, d’une durée d’environ 1 heure, avait été mise sur une clé USB contenant également des photographies et des chants compagnonniques, sous un coffret en bois, pour être vendue au profit des jeunes de la Cayenne de Paris.

Il reste quelques exemplaires de cette clé USB et il vous est désormais possible de vous la procurer pour le prix de 25 euros (paiement par chèque), frais de port compris, directement auprès des jeunes de la Cayenne de Paris. Informations complémentaires et réservations en envoyant un mail à jeunescayenneparis@gmail.com

Vous pouvez voir ici un extrait gratuit de cette conférence :

COMPAGNONNAGE : Encore un faux en vente aux enchères !

Une vente aux enchères qui aura lieu le 5 juillet à Bordeaux comporte un lot compagnonnique dont l’authenticité est plus que douteuse et que j’ai signalé au commissaire-priseur — qui m’a répondu poliment… et ne fera évidemment rien pour écarter ce faux de la vente.

Cette aquarelle-souvenir du Tour de France est signée d’un certain Paul Ribière et datée de 1867. Outre le style même du dessin, marqué par la bande-dessinée et assez révélateur en lui-même d’un travail des années 1960-1970, les éléments pseudo-compagnonniques ne sont pas du tout conformes aux usages des compagnons passants charpentiers de l’époque revendiquée. Le nom compagnonnique lui-même ne tient pas la route : [Le] « Bien Aimé »… mais d’où ? De quelle province ou de quelle ville ?

Cette œuvre appartient en fait à une série de faux réalisés et commercialisés à la fin des années 1960 et au début des années 1970, lorsque la télévision fit la publicité de la quête d’antiquités compagnonniques du compagnon boulanger René Édeline. Vous êtes prêts à payer assez cher des antiquités ? En voici ! Depuis une vingtaine d’années, on voit ces faux ressurgir dans des ventes publiques. Il y en a, de cette même série façon BD populaire, qui ont été achetés par un musée compagnonnique que par amitié je ne citerai pas (alors qu’il avait été alerté en temps voulu par Laurent Bastard et moi-même). Ils dorment heureusement dans ses réserves.

Entre l’ignorance de certains et l’indifférence de la majorité des compagnons, sans compter la jubilation de quelques opératifs à voir des francs-maçons spéculatifs se laisser piéger, la malhonnêteté a encore de beaux jours devant elle !

L’histoire fragmentée des artisans bâtisseurs du Moyen Âge

Sous le titre L’histoire fragmentée des artisans bâtisseurs du Moyen Âge , le numéro 23 de HesaMag publie une interview de Jean-Michel Mathonière réalisée par Elsa Fayner, au sujet des bâtisseurs de cathédrales et des problèmes de santé au travail.

Cliquer sur le lien pour télécharger ce seul article, en français : https://www.etui.org/sites/default/files/2021-05/HM23_L%E2%80%99histoire%20fragment%C3%A9e%20%20des%20artisans%20b%C3%A2tisseurs%20du%20Moyen%20%C3%82ge_2021.pdf

HesaMag est publié par l’Institut syndical européen (European Trade Union Institute – ÉTUI) en santé et sécurité au travail. Plus spécialement consacré aux travailleurs de la chaîne alimentaire, me numéro complet est téléchargeable gratuitement en suivant ce lien : https://etui.org/fr/publications/les-travailleurs-de-la-chaine-alimentaire

L’interview est également disponible en anglais en sélectionnant le titre Medieval craftsman builders — a fragmented history dans le sommaire des articles :
https://etui.org/publications/workers-food-chain#table-contents

Cette interview est liée à mon livre 3 minutes pour comprendre les métiers, traditions et symboles des bâtisseurs de cathédrales :
https://www.editions-tredaniel.com/minutes-pour-comprendre-les-metiers-traditions-et-symboles-des-batisseurs-de-cathedrales-p-8595.html

Encore une fausse canne de compagnon du Devoir

En matière de faux objets de compagnonnage ou soi-disant tels, il y a des moments où, avec le temps et l’expérience, on croit avoir tout vu… et puis, boum-badaboum, on tombe sur un cas encore plus ahurissant !

Je vous présente, croisé sur eBay sous le titre de « Canne de compagnon ancienne en bois – Compagnon du Devoir », un véritable chef-d’œuvre de bricolage-recyclage ! Je ne sais pas à quelle corporation compagnonnique pourrait se rattacher ce travail d’assemblage de pièces hétéroclites qui ne ressemble que très vaguement à une canne de compagnon… et qui est proposé à la vente avec un prix de départ de 600 euros ! Mais comme pour le bibelot-escalier vendu il y a une dizaine de jours à Drouot pour un prix au moins 5 fois supérieur à sa valeur, peut-être le vendeur aurait-il intérêt à passer par un expert et un commissaire-priseur pour en tirer 3000 euros ? 🥳

La pastille est assez probablement une vulgaire pièce de 5 dirhams martelée et gravée d’un emblème maçonnique, mais pas compagnonnique.

Si le vendeur est sincère, on peut se demander qui était le spéculatif obsédé d’opérativité qui a conçu à l’origine ce détournement de manche à balais qui n’est même pas un jonc de Malacca…

Les cartons à dessins des compagnons du Tour de France

J’intervenais hier matin dans le cadre du 145e congrès national des sociétés historiques et scientifiques sur le thème suivant : Les cartons à dessins des compagnons du Tour de France.

Le propos était de montrer l’intérêt du patrimoine, encore trop négligé, que représentent les dessins réalisés durant leur Tour de France par les compagnons, le plus souvent à titre d’exercices pour l’apprentissage du trait, qu’il s’agisse de charpente ou de coupe des pierres, ou encore de menuiserie, de serrurerie, etc. Les rouleaux de feuilles ou les cartons à dessins conservés par les familles ou abandonnés dans les greniers (en attendant d’être vendus à la découpe par les brocanteurs, ou d’être jetés à la poubelle puis détruits) sont autant de témoignages fragiles mais prodigieusement intéressants du savoir-faire conceptuel que sont le trait ou le dessin d’architecture. Se glissent parfois entre les feuilles d’autres documents (coupures de presse, photographies, courriers) qui nous renseignent eux-aussi sur l’histoire des compagnonnages. La thématique de ce 145e congrès organisé par le CTHS — « Collecter, collectionner, conserver » — m’offrait l’occasion de présenter selon ces perspectives, brièvement (15 minutes seulement), quelques-uns des ensembles de dessins que j’ai recueillis depuis 2005, notamment de compagnons tailleurs de pierre et charpentiers du XIXe siècle et du début du XXe.

En attendant la publication courant 2022-2023 des actes de ce congrès, sous forme numérique et gratuitement accessibles en ligne, vous pouvez télécharger ICI le texte intégral de ma communication orale du 5 mai 2021, sans notes ni annexes (qui seront nombreuses dans la publication finale), et avec simplement quelques-unes des illustrations du diaporama qui l’accompagnait. Ceux d’entre-vous qui disposent d’un compte Facebook peuvent aller voir la quasi totalité des diapositives, en bonne résolution, sur cet album public (cliquer ICI).

Encore un pseudo escalier de compagnon

ALERTE : faux escaliers de compagnons, suite…

Durant les années 2009-2010, j’ai signalé à de nombreuses reprises sur mon blog les tentatives d’arnaques de certains brocanteurs et antiquaires, essayant de faire passer des escaliers miniatures produits en petites séries dans les pays asiatiques pour d’anciens « chefs-d’œuvre de compagnons » ou encore pour des « escaliers de maîtrise » (histoire de ne pas trop s’avancer avec l’emploi du mot compagnon). Je ne suis pas peu fier d’avoir ainsi contribué à lutter contre ce fléau.

Le problème est que nombre de ces soi-disants chefs-d’œuvre avaient trouvé des acquéreurs, sincères mais naïfs, et qu’aujourd’hui, à l’occasion de successions ou de dispersions de collections, ces pièces « exceptionnelles » refont surface dans d’honorables ventes aux enchères. C’est ainsi que je suis intervenu il y a quelques jours auprès d’un commissaire-priseur et d’un expert pour une vente maçonnique qui se déroulera en live à Drouot dans quelques jours, afin de lui signaler le cas d’un semblable escalier (n° 1 sur la photo de groupe ci-dessous). Le lot n’a cependant pas été retiré de la vente, mais au moins sa notice précise-t-elle maintenant qu’il s’agit non pas d’un « chef-d’œuvre de compagnon du Devoir », comme indiqué à l’origine, mais d’un « escalier en bois vernis, à la façon d’un chef d’œuvre de compagnon du devoir » (pourquoi pas d’ailleurs du Devoir de Liberté ?).

Dans tous les cas, si l’on admet un instant pour la démonstration que cet objet est réellement ancien et en rapport avec le compagnonnage, ce devait être un « compagnon » hyper-actif… car il réalisa son « chef-d’œuvre » en plusieurs exemplaires !

Les trois « frères »…

Voici le frère jumeau de cet escalier (n° 3 sur la photo de groupe), avec la même plaque gravée « F.B. » (Face Book ?) et datée 1876, déjà vendu aux enchères pour un prix délirant (1500 euros) en 2017 :

https://www.debaecque.fr/en/lot/80701/6726519?search=escalier&sort=num&

Et voici son faux-frère jumeau (n° 2 sur la photo de groupe), sans la plaque, encore vendu à un prix totalement délirant (4550 euros !) aux enchères en 2016 :

https://www.artcurial.com/fr/lot-escalier-de-maitrise-fin-du-xixe-siecle-2924-63

La juxtaposition des photographies des trois pièces ne laisse en réalité aucun doute quant au fait qu’il s’agit d’une production en série. L’examen attentif des pièces montrera que la qualité des assemblages et des détails est très différente de celle des véritables chefs-d’œuvre de compagnons menuisiers ou charpentiers, qu’ils soient du Devoir ou du Devoir de Liberté.

J’espère qu’au moment de la vente, le commissaire-priseur préviendra explicitement les acquéreurs potentiels qu’il ne s’agit donc que d’un objet de décoration et que la date de 1876, portée sur une plaque de laiton, n’est certainement pas celle de sa réalisation.

« Le plus noble et le plus juste fondement de la taille de la pierre »

Aperçus et considérations sur le “réseau fondamental” des Compagnons tailleurs de pierre de l’ancienne Bauhütte

Cet article a été initialement publié dans la revue LA RÈGLE D’ABRAHAM, N° 3 (avril 1997). Il a également fait l’objet d’une traduction en espagnol, par Pedro Vela, dans le n° 18 (novembre 2003) de la revue LETRA y ESPÍRITU.

Certaines des perspectives “traditionnelles” évoquées ne correspondent plus rigoureusement à ma pensée actuelle, presque vingt-cinq années de recherches et de découvertes plus tard. De manière générale, ce travail mériterait à mon sens d’être corrigé et complété quant à ses sources documentaires. Toutefois, en attendant que je consacre une nouvelle étude à ce sujet, il m’a semblé intéressant de le mettre à la disposition des curieux, sachant que les aspects purement géométriques et graphiques demeurent valides.

Les numéros entre [crochets] renvoient aux notes figurant à la fin de l’article.

La question de la géométrie « secrète » des « bâtisseurs de cathédrales » a fait l’objet d’un assez grand nombre de publications [1], la plupart assez fantaisistes. Les réponses données relèvent principalement du domaine de l’hypothèse et, de ce fait ou de celui de leur pollution par l’occultisme, elles apparaissent nettement insuffisantes voire totalement erronées.

Le concept lui-même est sujet à interrogation. Car, au préalable, que faut-il entendre par géométrie « secrète » ? [2] S’agit-il tout simplement de procédés géométriques qu’auraient conservés par devers eux ces bâtisseurs afin de maintenir leur monopole sur les chantiers ? Ou bien s’agit-il plutôt d’une dimension ésotérique de la géométrie ?

Continuer la lecture de « Le plus noble et le plus juste fondement de la taille de la pierre »

Du nouveau sur les légendes compagnonniques

C’est à la gentillesse d’un Pays de l’Union Compagnonnique connu pour son grand sens du partage et sa modestie que je dois d’avoir pris connaissance d’une acquisition récemment entrée dans les collections numérisées de la bibliothèque de Lyon. Il s’agit de l’unique exemplaire répertorié d’un ouvrage dont les spécialistes n’avaient connaissance jusqu’alors que par ouï-dire : Les prophéties de Maistre Jacque, nouvellement traduictes de langue hebraïcque en prophane langue françoise, par Monsieur ***, freemasson & compaignon bourdemerle aupres de Sa Majesté à Versailles, accompagnées du rituel horrificque des Limassons et de son explication par la sage Fenice, patron du Devoir. L’ouvrage de format in-12° a été publié en 1666 à La Rochetaillée-sur-Saône sur les presses de Jean Cureton, libraire-imprimeur à l’enseigne du Pot d’aisance.

La provenance de cet exemplaire est illustre : il appartenait dans les années 1780 au célèbre maréchal-prince de Soubise, Charles de Rohan (1715-1787), soupçonné par certain historien d’être un avatar du Père Soubise, fondateur légendaire des compagnons passants charpentiers et des corps leur étant liés. Son ex-libris manuscrit figure sur la page de garde et le volume est revêtu d’une reliure ornée au dos des fers caractéristiques de sa bibliothèque, une alternance de macles (losange) et de mouchetures d’hermine couronnées. La brève mention de ce livre dans l’inventaire avant la vente aux enchères de cette prestigieuse collection en 1788 était au demeurant la seule mention établissant son existence. Le cachet gras de la Bibliothèque Royale sur la page de titre laisse à supposer que le père de Soubise avait emprunté ce livre à Louis 15  et négligé de le lui rendre.

On ne possède aucune information quant à l’imprimeur-libraire Jean Curreton. On ne sait pas quand il s’installa à La Rochetaillée-sur-Saône, ni s’il publia d’autres livres. Il s’agit probablement d’une adresse et d’une enseigne de fantaisie, comme on le faisait alors pour divers libelles et écrits polémiques, supposés publiés à Londres ou en Hollande. On sait simplement, par analyse des caractères en plomb et des traces de foulage laissées dans le papier, qu’il travaillait exclusivement avec une presse à bras au plomb mobile (le contraire eût d’ailleurs été étonnant à cette époque). Il est toutefois probable à la vue de son enseigne qu’il se réclamait, sans le citer, du célèbre graveur et imprimeur berruyer Geoffroy Tory (1480-1533) dont l’enseigne était un “Pot cassé”, autre nom du pot d’aisance à cette époque — tant il est vrai que selon un vieux proverbe, « à force d’aller vider le pot par la fenêtre dans la ruelle, à la fin il se casse » (variante : « Tant va le pot de sale eau qu’à la fin il nous les brise »). Une marque en caractères hébraïques à la fin de l’ouvrage pourrait constituer une piste : אל שדי

Je n’ai pas encore obtenu l’autorisation de consulter le contenu de cet ouvrage qui serait relatif aux légendes et rites secrets des Compagnons du Devoir (les “Limassons” et aussi des Francs-maçons (les “Freemassons”). Mais son titre complet est, on le voit, plus que prometteur ! Un des conservateurs en chef de la BnF, Thibault de Saint-Denys, a bien voulu nous communiquer ses réflexions : « Je ne suis pas encore parvenu à identifier l’auteur qui se dissimule derrière l’indication anonymisée, commune à cette époque, de “Monsieur ***”. L’analyse des longues listes de courtisans auprès de Louis 14 à Versailles ne m’a fourni aucun éclaircissement quant à l’office de “bourdemerle”, lequel ne semble pas être une coquille typographique. La mention qu’il est “freemasson” peut laisser supposer, à une date théoriquement antérieure à 1717, qu’il s’agit d’un gentilhomme de la garde écossaise. […] En revanche, l’allusion explicite à “la sage Fénice, patron du Devoir” établit clairement qu’il y a un lien étroit entre ce curieux opuscule et l’énigmatique ouvrage de François Béroalde de Verville, Le Cabinet de Minerve. Auquel sont plusieurs Singularitez, Figures, Tableaux, Antiques, Recherches saintes, Remarques serieuses, Observations amoureuses, subtilitez agreables, Rencontres joyeuses, & quelques histoires meslees és avantures de la Sage Fenisse patron du Devoir, publié à Rouen en 1596. Mais lequel au juste ? Mystère… »

En attendant la publication d’une édition critique de ce texte, sous la houlette de Philippe Laconstance, directeur de l’Institut des Antiquités Bordelaises (CNRS/UMR 357), nous devrons donc nous contenter de fantasmer.

Sans doute n’est-il pas inutile de signaler in fine qu’il s’agit d’un poisson d’avril…Toute ressemblance avec des personnages existants serait purement fortuite 😉