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« Le plus noble et le plus juste fondement de la taille de la pierre »

Aperçus et considérations sur le “réseau fondamental” des Compagnons tailleurs de pierre de l’ancienne Bauhütte

Cet article a été initialement publié dans la revue LA RÈGLE D’ABRAHAM, N° 3 (avril 1997). Il a également fait l’objet d’une traduction en espagnol, par Pedro Vela, dans le n° 18 (novembre 2003) de la revue LETRA y ESPÍRITU.

Certaines des perspectives “traditionnelles” évoquées ne correspondent plus rigoureusement à ma pensée actuelle, presque vingt-cinq années de recherches et de découvertes plus tard. De manière générale, ce travail mériterait à mon sens d’être corrigé et complété quant à ses sources documentaires. Toutefois, en attendant que je consacre une nouvelle étude à ce sujet, il m’a semblé intéressant de le mettre à la disposition des curieux, sachant que les aspects purement géométriques et graphiques demeurent valides.

Les numéros entre [crochets] renvoient aux notes figurant à la fin de l’article.

La question de la géométrie « secrète » des « bâtisseurs de cathédrales » a fait l’objet d’un assez grand nombre de publications [1], la plupart assez fantaisistes. Les réponses données relèvent principalement du domaine de l’hypothèse et, de ce fait ou de celui de leur pollution par l’occultisme, elles apparaissent nettement insuffisantes voire totalement erronées.

Le concept lui-même est sujet à interrogation. Car, au préalable, que faut-il entendre par géométrie « secrète » ? [2] S’agit-il tout simplement de procédés géométriques qu’auraient conservés par devers eux ces bâtisseurs afin de maintenir leur monopole sur les chantiers ? Ou bien s’agit-il plutôt d’une dimension ésotérique de la géométrie ?

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Note au sujet du symbolisme des outils #1

Niveau, compas, règle et équerre entrecroisés ne sont pas obligatoirement des symboles maçonniques ou compagnonniques : ce sont aussi des emblèmes professionnels comme nous le rappelle ce bel insigne de la Chambre syndicale du Bâtiment de Corbeil (Seine & Oise), vers 1900, en métal émaillé. Il n’est pas à exclure que cette chambre syndicale d’entrepreneurs ait compté dans ses rangs d’anciens compagnons du Tour de France et des francs-maçons, les uns et les autres sensibles à cette emblématique, mais leur propos n’était bien évidemment pas, par cet emblème, de se positionner en tant qu’organisation compagnonnique ou maçonnique.

Moralité : le sens à donner aux emblèmes et symboles est dépendant de leur contexte.